Yacht Class n°45 (juin-juillet-août 2026)
La Superyacht Eco Association lance une certification inédite mesurant les émissions de NOx et de particules fines des super-yachts. Une avancée décisive pour un secteur sous pression environnementale.
Texte : Anaïs Riu – Photos : Yacht Club de Monaco

Le yachting de luxe franchit un nouveau cap. Après avoir imposé son CO₂ Rating comme référence du marché, le SEA Index dévoile une certification dédiée à la qualité de l’air, développée en partenariat avec AtmoSud, observatoire régional de la qualité de l’air en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Un enjeu de santé publique
Les superyachts passent une large partie de leur temps au mouillage ou à quai, à proximité immédiate des marinas et des zones habitées. Les émissions d’oxydes d’azote (NOx) et de particules fines (PM₂,₅) qu’ils génèrent ont des effets directs sur la santé des riverains, des équipages et des passagers. Pierre-Charles Maria, président d’AtmoSud, le rappelle : « La qualité de l’air est un enjeu majeur de santé publique. »

Cinq étoiles pour les meilleurs
La notation, de 1 à 5 étoiles, évalue séparément NOx et PM₂,₅ avant de produire un score global. Trois étoiles correspondent à la moyenne d’un yacht moderne ; quatre ou cinq distinguent les navires équipés de technologies avancées : SCR, filtres à particules diesel, méthanol. La méthodologie s’appuie sur les données AIS de 2 000 yachts méditerranéens et sur le référentiel européen EMEP/EEA 2023.
Vers l’excellence responsable
Bernard d’Alessandri, président du SEA Index et directeur général du Yacht Club de Monaco, résume l’ambition : « C’est une étape supplémentaire vers un futur où l’excellence du yachting s’inscrit pleinement dans une démarche de responsabilité environnementale. » Avec cette double approche air et climat, le SEA Index s’impose comme l’un des outils les plus complets du secteur. Au-delà de la performance, c’est désormais la qualité de l’air qui devient un marqueur de prestige. Un changement de cap silencieux, mais décisif.













