Présentation
Yacht Class n°44 (mars-avril-mai 2026)
Beneteau
Avec l’Oceanis 52, le chantier français conjugue volumes généreux, confort hauturier et comportement marin rassurant. Essai au large de Barcelone, où ce 52 pieds confirme que le voyage au long cours peut aussi rimer avec plaisir de barre et douceur de vivre.
Texte : Nicolas Massines – Photos : DR
Depuis 1986, la marque Beneteau fait naviguer des générations de marins et d’amoureux de la voile avec un nom de gamme emblématique : Oceanis. Quatre décennies après le premier modèle, le 350, les Oceanis font toujours autant rêver avec à présent la 8e génération, dont le navire amiral, une unité de 52 pieds découverte au Cannes Yachting Festival, se prête au jeu d’un essai dans les eaux catalanes du Garraf, situées au sud de Barcelone. Les lignes de l’Oceanis 52 sont signées Biscontini Yacht Design, également auteur du tout nouveau First 60, succédant à Berret-Racoupeau dessinateur de son prédécesseur, à savoir le 51.1. On observe un bouchain très marqué, tout comme le maître-bau qui se prolonge jusqu’au tableau arrière. Ce qui représente un volume supérieur de 30 % par rapport à l’ancien navire amiral de la gamme.
Une atmosphère très apaisante
Un sentiment vérifié une fois monté à bord via les assises arrière relevables. Le cockpit auto-videur en forme de diamant est large, clair et offre une belle visibilité. Les deux postes de barre disposent de cale-pieds escamotables, très pratiques en navigation. Instrumentation Raymarine 12 pouces, propulseur d’étrave, pilote automatique et winches à portée de main en sont quelques caractéristiques. Les coffres de rangement sont légion, un indice majeur de la fonction hauturière du modèle. Modulables, les tables ont l’avantage de se transformer électriquement en solarium pour convertir l’espace en une très large zone de détente encadrée par les confortables banquettes en C. L’intérieur de l’Oceanis 52, signé Nauta Design, est accessible en empruntant une très large descente qui permet des gains de temps et d’efforts pour passer d’un niveau à l’autre. Les menuiseries sont en chêne Alpi couleur sable donnant à l’espace une atmosphère très apaisante.Dans cette version propriétaire, composée de deux doubles à l’arrière et de la cabine armateur à l’avant ainsi que de deux cabinets de toilette, la lumière est abondante, tandis que des spots anti-éblouissements prendront le relais une fois la nuit venue. La hauteur sous barrot y frôle les deux mètres de manière constante. La cabine propriétaire est pour sa part digne d’une unité bien supérieure en taille. Son lit, positionné en îlot central, est entouré d’assises très pratiques, de nombreux rangements et d’une bibliothèque. Le ton du luxe est renforcé par des finitions de haut vol. La vie à bord est pensée et conçue pour être aussi à l’aise dans les navigations longues que pour les séjours au mouillage.
Une capacité à naviguer en équipage réduit
Le temps de rejoindre la zone de navigation au moteur, nous observons une vitesse de croisière de 7 nœuds à 2 200 tr/min et une vitesse maximale de presque 9 nœuds à 3 200 tours. Côté gréement, l’Oceanis 52 offre de série une grand-voile sur enrouleur et un foc auto-vireur. Sur notre unité d’essai, nous disposons d’une grand-voile « full batten » et d’un génois à recouvrement (105 %) monté sur enrouleur. Les manœuvres pour gréer et hisser les voiles sont simplifiées au maximum et le grand espace du cockpit se révèle rassurant avec des zones bien délimitées et séparées, pour wincher par exemple. Le passage des écoutes dans le rouf augmente cette sensation. La circulation est excellente que ce soit à l’arrière, ou pour se rendre à l’avant via des passavants dégagés. Au près serré par 14 nœuds de vent, le barreur bien calé sur le repose-pieds inclinable, le bateau glisse à 8 nœuds. Le vent rafaleux démontre la capacité de l’Oceanis 52 à ne pas trop gîter et à ne pas trop transmettre d’efforts sur la barre. Sous Code 0, les sensations s’invitent à bord dans une ambiance détendue, le bateau étant très prévisible dans ses réactions. À 10 nœuds au largue, le cockpit fait office de coin détente tant les zones de vie (solariums, banquettes…) se font accueillantes en navigation. Très rassurant à la barre, l’Oceanis 52 met tout de suite en confiance, sans pour autant tomber dans l’ennui. Une unité pour profiter des moments sur l’eau qui démontre sa capacité à être manœuvré en équipage réduit dans une atmosphère cossue et sécurisée.

Fiche technique













