Présentation

Yacht Class n°36 (mars-avril-mai 2024)

Sirena Marine

Le constructeur turc Sirena Marine rencontre un succès certain depuis cinq ans et cela devrait perdurer avec ce Sirena 48. Grâce à sa conception sûre et conviviale en extérieur, ses aménagements chaleureux et contemporains, et son aptitude à naviguer en souplesse, il incite à s’échapper pour des découvertes côtières de charme.

Texte : Christophe Varène – Photos : Jeff Brown

En cinq ans, le constructeur turc Sirena Marine, installé à Istanbul, peut s’enorgueillir d’avoir lancé une centaine d’unités dont quelques-unes de 35 à 50 m, coque acier et superstructures aluminium. La gamme de yachts Sirena comprend des modèles allant de 48 à 88 pieds, seul le 58 étant disponible en version Coupé. Le Cannes Yachting Festival 2023 fut donc l’occasion rêvée de découvrir le petit dernier de la famille, le Sirena 48 qui, s’il possède les mêmes concepteurs, Sirena Marine en l’occurrence, pour ses aspects extérieur et intérieur, doit sa carène à un grand nom de l’architecture navale, German Frers, bien que davantage renommé dans l’univers des voiliers. 

Du volume et du dynamisme

La silhouette du Sirena 48 est proche de celles de ses prédécesseurs, avec des lignes contemporaines marquées par la verticalité, depuis l’étrave droite, jusqu’au pare-brise. Pour éviter un effet massif, le bimini du flybridge est soutenu, non pas par des montants latéraux imposants, mais par une seule colonne centrale. Si l’ensemble coque, avec un franc-bord conséquent, et superstructures assume la recherche de volume pour l’habitabilité, l’aspect général est donc harmonieux et plutôt dynamique. Après cette vision extérieur, il est temps d’embarquer par la plate-forme immergeable (parfaite pour y installer l’annexe) et d’emprunter les trois marches qui mènent au cockpit. Ce premier espace extérieur séduit par le sentiment de sécurité qu’il dégage : les deux banquettes en vis-à-vis ferment l’espace sur les côtés et le balcon vitré celui vers la poupe. Dédié à la convivialité, à l’abri de la caquette du flybridge, ce salon, avec table basse pliante, se situe en contact direct avec l’intérieur. De là, des passavants courent vers la poupe où s’étale un immense solarium, avec un large appui-tête. Il est aussi possible de profiter de l’endroit avec la banquette située à l’étrave. Au milieu du passavant tribord, une porte donne directement sur le poste de pilotage intérieur, mais en position ouverte, elle empiète un peu sur ce passage extérieur.

Un flybridge multifonctions

Grimpons maintenant au flybridge par l’escalier qui, bien que raide, est facile à utiliser grâce à ses mains courantes. Cette grande terrasse possède différents usages. A l’arrière, le coin salon-salle à manger comprend une banquette en U, deux tables pliantes pour faciliter la circulation et un meuble cuisine. Au centre, le poste de pilotage se situe sur bâbord et une banquette sur tribord. Devant le pilote, qui profite d’une parfaite visibilité, l’instrumentation est plus que généreuse et toutes les commandes (volant, manettes, joystick) bien placées. Enfin, sur l’avant et en dehors de la protection du hard-top, un bain de soleil se veut accueillant et sécurisant avec ses dossiers qui l’entourent.

Une cabine armateur pleine d’atouts

Retournons au pont principal, une large porte coulissante donne accès à la partie cuisine, bien placée pour faire la jonction entre l’extérieur et l’intérieur, avec un équipement à faire saliver bien des chefs. Deux marches conduisent au salon inondé de lumière par les hautes baies latérales. En face d’un meuble de rangement, sur tribord, un salon avec confortable banquette et table polyvalente (haute ou basse, ouverte ou pliée) permet de savourer des moments plus cosy. A l’avant, le poste de pilotage est une copie presque identique de celui du flybridge : rien n’y manque et la visibilité y est presque parfaite. Juste à côté, quelques marches mènent aux trois cabines. Le volume de la proue est dévolu à la VIP avec vaste lit double central et agréable éclairage naturel par les baies de coque. Au centre, une cabine plus modeste, mais avec le même niveau de finitions, offre deux lits simples, et un cabinet de toilette sert pour ces deux cabines et les invités de jour. Avec son emplacement idéal au centre du bateau, la cabine armateur ne manque pas d’atouts, à commencer par sa lumière abondante, discrètement assistée par un éclairage indirecte, et sa grande largeur. Ses occupants seront aussi séduits par son bureau, son sofa, son dressing et sa salle d’eau privative. L’ensemble est empreint d’un charme discret et enveloppant.

La douceur en vitesse de croisière

Une escapade en baie de Cannes permet d’apprécier le confort de ce Sirena 48 en navigation, un sentiment que l’on doit sans doute au talent de German Frers, auteur de la carène. Sous la poussée des deux diesels Cummins QSB 6.7, développant chacun 550 ch, la vitesse de pointe reste modérée à 21,5 nœuds, mais bien suffisante pour une unité de type trawler. En réglant la vitesse de croisière sur 15-16 nœuds, les milles s’avalent sans effort, l’étrave effilée franchissant le clapot sans heurt. Depuis le flybridge, le pilotage est des plus confortables grâce, on l’a vu, à un tableau de bord bien pensé et à une vue panoramique. Pour autant, lorsque le temps se couvre, la position intérieure se montre, elle aussi, avantageuse. Enfin, à 10 nœuds et en conservant une marge de sécurité, l’autonomie s’approche des 500 milles. Ce Sirena 48 se révèle donc un parfait compagnon pour les adeptes de la croisière au fil de l’eau.

Fiche technique

Longueur hors-tout
16,04 m
Largeur
5 m
Tirant d'eau
1,05 m
Capacité carburant
1 900 l
Eau
600 l
Matériau
vinylester, fibre de carbone
Déplacement
27,2 t
Motorisation
2 x diesels Cummins QSB 6.7
Puissance
2 x 550 ch
Vitesse maxi
21,5 nds
Autonomie à
477 milles
Architecte naval
German Frers
Designer extérieur
Sirena Marine
Designer intérieur
Sirena Marine
Constructeur
Sirena Marine
Importateur
Trawlers & Yachting (Mandelieu-la Napoule - France)

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