Yacht Class n°44 (Mars-Avril-mai 2026)
Avec 16 équipes venues du monde entier, cette 14e édition a confirmé son statut de rendez-vous incontournable. Entre adaptation face à la météo, logistique conséquente et esprit convivial, retour sur une semaine intense au Yacht Club de Monaco.
Texte : Anaïs Riu – Photos : Yacht Club de Monaco

Du 14 au 18 janvier dernier, le Yacht Club de Monaco a accueilli la 14e édition de la Monaco Optimist Team Race. Une compétition qui mêle excellence sportive et ambiance familiale, où les jeunes régatiers du monde entier viennent se mesurer dans un format exigeant : le team race. Reportage au cœur d’une organisation rodée mais jamais à l’abri des caprices de la météo.

Une invitation mondiale pour un rendez-vous d’exception
Seize équipes, douze nations, et un point commun : l’invitation du Yacht Club de Monaco. La Monaco Optimist Team Race n’est pas une épreuve comme les autres. « C’est une compétition sur invitation », explique Fanny Brouchoud, Responsable de la Cellule Évènements Nautiques, présente sur le terrain tout au long de la semaine. « Nous avons amélioré l’événement pour préserver un bon niveau, mais avant tout une ambiance conviviale. Nous favorisons également les équipes qui sont des clubs partenaires du Yacht Club de Monaco. » Résultat : un plateau cosmopolite où se côtoient le Yacht Club Punta del Este, le plus éloigné, le South Carolina Yacht Club, présent pour la première fois, et une ribambelle d’équipes européennes. Un mix qui fait la richesse de l’événement et renforce son ADN international. À quai, on parle toutes les langues. Sur l’eau, on parle le même jeu.

Une météo capricieuse, une organisation au défi
Si le format team race fascine par son intensité, il impose aussi ses contraintes. « La particularité et la complication avec ce format de régate, c’est qu’on doit compléter un certain nombre de matches pour que toutes les équipes se rencontrent. Du coup, ce n’est pas un format que l’on peut interrompre comme on veut », confie l’organisatrice. Cette année, la météo n’a pas facilité la tâche. Pas assez de vent au début de la compétition, puis des conditions qui se sont corsées, obligeant l’organisation à s’adapter en permanence. Et pour cause : la dernière phase a dû être déplacée… à l’intérieur du port. Un changement radical pour les régatiers, habitués à évoluer en mer. « Je pense que pour les jeunes c’est un petit peu compliqué à gérer, parce qu’on leur change à la fois le format et la manière de compter les points. En revanche, c’est une chance de pouvoir naviguer dans le port, parce qu’en pleine mer, clairement, ça ne l’aurait pas fait. » La phase finale, elle, n’a finalement pas pu avoir lieu. « Il y a quand même des équipes qui se détachent très clairement dès le début de la compétition, c’est donc déjà bien représentatif de leurs performances », tempère l’organisatrice.

Une machine logistique bien huilée
Derrière la fluidité apparente de l’événement se cache une organisation millimétrée. « C’est effectivement une régate très lourde en termes de logistique, parce qu’on prend en charge les équipes à partir du moment où elles arrivent à l’aéroport », détaille l’organisatrice. Transferts, hébergement, transport des bagages : tout est inclus dans les frais d’inscription. Mais ce n’est pas tout. « Le Yacht Club de Monaco fournit les bateaux, ce qui permet à des équipes très éloignées d’être présentes. Elles viennent avec leurs voiles et leurs cordages, mais tout le reste est fourni sur place. » Au-delà de la logistique, l’organisation veille à préserver ce qui fait réellement la différence : l’accueil. « On essaie vraiment de garder un accueil familial et personnel, et ça, c’est assez apprécié. » Baby-foot, ping-pong, juke-box : tout est pensé pour créer du lien en dehors des régates. « On essaie de créer une ambiance aussi en dehors des régates, quelque chose de convivial. » La cérémonie d’ouverture du mercredi, plus formelle, et la crew party du samedi soir ont ainsi rythmé une semaine où les jeunes régatiers ont vécu bien plus qu’une simple compétition.

Les Italiens triomphent, les Danois impressionnent
Sur le plan d’eau, les Italiens du Yacht Club Italiano ont fini par faire la différence face aux Danois du Danish Dynamite, longtemps en tête. Les Suisses du Gstaad Yacht Club complètent le podium, tandis que l’équipe monégasque, composée d’Océane Schroeder, Joséphine Dobbelaere, Pietro Carlevaris et Louis Faivre, termine huitième. Une performance honorable face à une concurrence de très haut niveau. Comme chaque année, la Monaco Optimist Team Race aura tenu ses promesses : un terrain d’apprentissage exceptionnel pour ces jeunes régatiers, où l’on apprend à penser, agir et manœuvrer en équipe. « Les jeunes savent qu’ils doivent regarder au-delà du résultat individuel pour viser le résultat collectif », rappelle Bernard d’Alessandri, Directeur et Secrétaire Général du Yacht Club de Monaco. Une école de voile et de caractère, qui prépare peut-être les champions de demain. Le rendez-vous est déjà pris pour la 15e édition, programmée du 13 au 17 janvier 2027.














