Présentation

Yacht Class n°24 (mars-avril-mai 2021)

Sanlorenzo Yacht

Nul besoin d’être devin pour se douter que la marque italienne Sanlorenzo, en lançant en 2017 le premier yacht de la famille SX, le 88, viserait plus haut dans un futur plus ou moins proche. Trois ans après, voici venir le SX112 qui ne peut nier ses origines tant sa silhouette est identique avec, en point d’orgue, le désormais fameux beach-club… monumental !

Texte Alain Brousse – Photo DR

De tous les constructeurs européens et spécifiquement italiens, Sanlorenzo, avec à sa tête Massimo Perotti, est de toute évidence l’un de ceux qui se révèlent les plus innovateurs en matière de yachts. Parmi ses créations, la famille SX a d’une certaine façon une double personnalité. Sa silhouette rappelle une unité d’expédition mais son programme est sans aucun doute très croisière avec, comme point fort la poupe, conçue comme une terrasse sur l’eau. Le premier SX, sorti tout droit des bureaux de l’Officina Italiana Design de Mauro Michelli, fut le 88 (26,70 m), présenté en avant première au Salon de Cannes 2017. Deux ans après au tour du petit frère, le SX76 (23,75 m), toujours dans la même veine, ce que le chantier a fini par baptiser un « crossover » ou le SUV de la mer. Octobre 2020, Salon de Gênes, lancement officiel du vaisseau-amiral de la gamme : le SX112 (34,16 m). Son design extérieur a été confié à Bernardo Zuccon (Zuccon International Project) et les intérieurs à Piero Lissoni qui a le rôle de directeur du design intérieur chez Sanlorenzo.

Un beach-club de 90 m2 !

L’affaire est entendue, les SX ont au moins trois dénominateurs communs : la silhouette qui s’approche de celle d’un Explorer, la poupe « ouverte » sur la mer et la propulsion : des diesels Volvo Penta IPS. Et ne pas omettre d’évoquer la robe, gris métallisé. Amarré cul à quai au dernier salon de Gênes, le SX112 ne cachait pas un centimètre carré de sa poupe ô combien généreuse : 90 m2, excusez du peu (!), dédiés aux plaisirs du yachting et garnis, marine oblige, de teck. On ne pouvait que s’extasier devant un tel beach-club avec, notamment, ses flancs qui s’abaissent. Une partie de la plateforme, un peu plus de 5 m2, est hydraulique. Sur ce modèle, outre la surface découverte on découvre, trois marches plus bas, une salle de gymnastique interne, libre à l’acquéreur d’opter pour un salon-salle à manger ou de l’organiser avec sauna, hammam et table de massage. Le lieu s’y prêtera parfaitement, tout comme il sera possible d’envisager une cabine… Depuis la plateforme un escalier grimpe vers le pont principal et donne directement sur une terrasse protégée par une rambarde vitrée où l’on installera un salon ou des transats. Puis, on pénètre dans l’espace intérieur de 80 m2 qui, sur ce modèle, fait office d’immense salon, doté de deux sofas se faisant face et accueillant jusqu’à une dizaine de passagers. Les vitres latérales, aux trois-quarts de la hauteur, apportent le maximum de lumière naturelle et du spectacle extérieur. A priori, ce devrait être un lieu prisé d’autant que la partie avant accueille la salle à manger (huit convives) et un autre salon, bien plus modeste. De ce lieu, qui se termine en demi-cercle vitré, on a une vue généreuse sur le Grande Bleue. Cette disposition appartient à la version A. Dans la B, la salle à manger est disposée sur tribord et en face on trouve une cuisine à l’américaine. Directement du faitout à l’assiette… Et, enfin, la version C qui réserve tout l’espace avant à une master de 25 m2. Alors que dans les deux autres versions, la cabine armateur a été aménagée sur le pont inférieur et occupe environ la même surface avec également une salle de bain et un dressing. Celui-ci rassemble également deux cabines VIP, 15 m2 pour celle contigüe à la master et 12 m2 pour la seconde qui est adossée à l’espace équipage. Ce dernier a été conçu pour accueillir cinq membres : le capitaine qui dispose de sa propre cabine et quatre équipiers se partageant deux cabines dotées chacune de deux bannettes superposées. Ajoutons à cela trois coins toilettes, un mess avec un bloc cuisine intégrée. Pas de promiscuité, donc, avec les propriétaires et les passagers.

Le tirant d’eau contenu permet de mouiller plus près du rivage

Quid de la navigation à bord de ce Sanlorenzo ? Et bien tout se passe sur le troisième pont, à savoir le flybridge, dont les 60 m2 rassemblent une terrasse garnie de trois solariums triplaces pour la partie découverte. Pénétrons dans le volume de ce troisième pont pour apercevoir tout d’abord un salon sur tribord et en face un autre espace, idéal pour y installer une deuxième salle manger. A l’avant, d’une grande discrétion, car d’un style minimaliste mais soigné, la timonerie et ses deux sièges. Les écrans sont bien présents pour rappeler que ce 34 mètres dissimule dans sa cale quatre diesels Volvo Penta IPS1350, 4 x 1 000 ch. Il fallait bien toute cette cavalerie pour extraire ce trois ponts de sa gangue liquide et lui permettre d’atteindre 23 nœuds en vitesse de pointe. Rappelons qu’une unité équipée de transmissions IPS fait valoir un tirant d’eau faible,de fait : 1,85 m pour un yacht de 34 m, de quoi optimiser les possibilités de mouillage.

Fiche technique

Longueur hors-tout
34,16 m
Largeur
8,00 m
Tirant d'eau
1,85 m
Capacité carburant
18 800 l
Eau
2 200 l
Matériau
polyester et composite carbone
Motorisation
4 x Volvo Penta IPS1350 diesel
Puissance
4 x 1 000 ch
Vitesse maxi
23 nds
Architecte naval
Sanlorenzo
Designer extérieur
Zuccon International Project
Designer intérieur
Piero Lissoni
Constructeur
Sanlorenzo Yacht (La Spezia – Italie)
Importateur
Sanlorenzo France & Monte Carlo (Golfe-Juan et Monaco)

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