Présentation

Yacht Class n°16 (mars-avril-mai 2019)

Rossinavi


Avec un patronyme aussi évocateur, « dague volante », il se devait de présenter des performances honorables et de franchir la barre des 30 nœuds. But atteint ! D’autre part, ce Rossinavi de presque 50 mètres symbolise également un confort élaboré avec une décoration très contemporaine auxquels ont été sensibles de nombreux visiteurs. Que dire de la suite armateur sinon qu’elle vaut vraiment le détour.


Texte : Alain Brousse – Photos : D.R


Bien que la marque Rossinavi ait vu le jour en l’an 2007, le chantier en lui-même date des années 70. A l’époque, les deux frères Rossi, Claudio et Paride, fabriquent des unités destinées principalement au transport de passagers. Ce n’est que quelques décennies plus tard qu’ils décident de se lancer dans la construction d’unités vouées à la plaisance. Aujourd’hui Rossinavi a acquis la réputation d’un chantier spécialisé dans la construction de modèles en acier et en aluminium entre 30 et 80 mètres, des yachts « all custom », selon l’expression consacrée. Quatre unités seront livrées dans les trois ans à venir : en 2020, Vector 50M, Florentia 52M, FR038 50M et le King Shark 70M en 2021. Cette année a vu naître le Flying Dagger II, exposé au dernier Monaco Yacht Show.
Sa silhouette, dessinée par Enrico Gobbi (Team4 Design), s’apparente à celle d’un open hard-top et l’on attend de lui à ce qu’il trace son sillage à des vitesses relativement élevées pour un 50 mètres. D’autant que Rossinavi affectionne la performance. Au-delà d’un dessin de carène rapide que Flying Dagger doit au bureau interne Rossinavi, il convient d’adopter la puissance idoine, soit 3 x 2 600 ch MTU diesels avec, pour transmissions, des turbines Rolls-Royce Kamewa. Sa vitesse maxi est donc de 31 nœuds, son allure de croisière conseillée étant de 24 nœuds, alors qu’à 12 nœuds il affiche une autonomie de 3 300 milles.
Côté confort, le Flying Dagger II n’a rien à envier à la concurrence avec ses trois ponts dont le flybridge. En plus du salon-salle à manger, le pont principal a réservé sa partie avant au couple d’armateurs qui dispose d’une suite royale agrémentée d’un balcon sur bâbord et dont la hauteur sous barrots culmine à 2,15 m… de quoi satisfaire la clientèle américaine et nord-européenne. En antichambre de la master, se tient un bureau tandis que la salle de bains des propriétaires a été aménagée tout à l’avant. Toujours sur ce même pont on découvre la cuisine principale, adjacente à la salle à manger. Au niveau inférieur, quatre cabines méritant l’estampille « VIP » (une salle de bains chacune) se partagent l’espace central tandis que vers l’étrave le volume est dévolu à l’équipage : un mess, une cabine simple capitaine et deux cabines doubles (bannettes superposées). Le Flying Dagger II possède deux garages, l’un placé entre les cabines VIP et la salle des machines, pour un tender de 6,50 m (ouverture latérale), l’autre dans la poupe, pour une petite annexe de 2,80 m. Le pont avant est, comme il se doit, un espace détente offrant une banquette et un solarium avec au niveau de l’étrave la zone technique dont une grue pour extraire le radeau de survie stocké dans un petit garage.
Avec cette unité de 50 mètres, Rossinavi gagne encore en notoriété dans le monde du yachting de luxe. Il faudra attendre deux ans avant de découvrir le 70 mètres dont les designs extérieur et intérieur ont aussi été conçus par Enrico Gobbi et son Team4 Design.

Fiche technique

Longueur hors-tout
49,90 m
Largeur
8,90 m
Tirant d'eau
2,00 m
Capacité carburant
65 100 l
Eau
21 000 l
Matériau
aluminium
Motorisation
3 x MTU 16V2000 M96L
Puissance
3 x 2 600 ch
Vitesse maxi
31 nds
Autonomie à
12 nds : 3 300 milles
Architecte naval
Rossinavi
Designer extérieur
Enrico Gobbi Team4 Design
Designer intérieur
Lazzarini Pickering Architetti
Constructeur
Rossinavi (Viareggio – Italie)

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