Présentation

Yacht Class n°19 (dec 2019/jan-fev 2020)

Columbus-Palumbo Superyachts


Vaisseau-amiral de la marque, ce 80 mètres a indubitablement de la prestance. Tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, il présente des espaces très généreux en surface avec comme maître-mot le confort. Affaire de goût, certes, mais la décoration contemporaine ne laisse pas indifférent.


Texte : Alain Brousse – Photos : A.Cocchi et G.Baroni


La marque Columbus fait partie du groupe Palumbo Superyachts qui, par ailleurs, possède trois autres chantiers connus : ISA Yachts, Mondomarine et Extra. Sans oublier cinq sites spécialisés dans la restauration d’unités de plaisance dont un à Marseille. Nous connaissions les Columbus M/Y Eleonora III (40 m), K (40 m), Prima (54 m) et Taiba (57 m). Et puis le constructeur italien a levé la barre et le voile sur son plus grand yacht lors du Monaco Yacht Show de cette année, à savoir le Dragon de 80 mètres dont la jauge parle à elle-seule : 2 300 GT, soit a priori des volumes importants qui laisse présager une habitabilité hors-pair. Ce cinq ponts aux superstructures presque « grandioses » a une allure incontestablement élégante qu’il doit au bureau d’études du chantier et au studio Hydro Tec de Sergio Cutolo. Avec une telle allure il saura retenir l’attention des passionnés de design extérieur. Et l’on ne reste pas trop longtemps à l’admirer, l’ordre d’embarquer devenant impératif.


Une fois la passerelle franchie, le ton est donné : l’espace est impressionnant, à commencer par le cockpit dont la banquette en U peut être occupée par une vingtaine (!) de passagers. Encore plus bluffant, se présente le beach-club avec ses 200 m2 de surface utile… Ouvert sur l’arrière, comme il se doit, mais aussi sur chaque bord avec un balcon digne de ce nom, il est directement relié à un sauna, un bain turc et un coin bar. Derrière la salle des machines se trouve le garage, éloigné de la poupe mais livrant ses deux tenders (un 9,50 m et un 7 m) par tribord. Toujours sur le pont inférieur, voici une salle de massage avec balcon puis une cuisine haut de gamme et l’espace réservé à l’équipage, où sont réunies pas moins de neuf cabines pour 25 membres. Une telle unité réclame beaucoup d’attention garantie par du personnel qualifié. Son propriétaire, quant à lui, n’en attendait pas moins qu’un pont lui soit attribué, en l’occurrence le supérieur. Il dispose d’une master de 120 m2 dont le lit « king size » a en point de mire la proue avec une vue panoramique sur 200 degrés. On a tôt fait de s’y croire tant elle est conviviale… Et que dire de sa salle de bains, garnie de travertin, sinon qu’elle aussi séduit au premier regard. Heureux armateur dans son « antre » princière qui bénéficie en plus d’un pont portugais garni d’un salon extérieur. Quelques marches mènent également au pont avant « flush deck » recouvert de teck et servant de « touch and go » pour l’hélicoptère. En l’absence de ce dernier, on installe une dizaine de transats et des parasols et place au farniente !


L’arrière du « owner deck » a son rôle à jouer : recevoir quatorze convives autour de la table occupant une partie de la terrasse. On trouve aussi un salon fermé avec le sacrosaint bar. Mais il faut aussi savoir prendre de la hauteur sur un tel yacht, traduisez par-là, gravir encore quelques marches pour atteindre le sunbridge où il a été facile d’intégrer une piscine de sept mètres de long dotée d’un mur cascade, accolée à une salle de gymnastique, ceci à la demande du propriétaire. A présent, allons nous imprégner de l’aménagement du pont principal dont la force première se traduit par une surface impressionnante, 350 m2, décorée sans aucune extravagance, ce que sait faire l’architecte designer Francesco Guida qui n’a rien contre le luxe, à condition qu’il reste discret. Ce que nous constatons à mesure de notre progression dans ce volume généreusement éclairé par des baies vitrées latérales. En le quittant nous tombons directement sur une coursive circulaire mettant en valeur un superbe ascenseur, lui aussi rond et translucide qui dessert cinq des six niveaux. A l’avant de ce pont, quatre cabines doubles (4 x 23 m2) possédant chacune une salle de bains et un dressing, puis une VIP en deux espaces (couchage de 20 m2 et salon privé de 22 m2). La proue recèle deux garages, l’un à bâbord pour trois jet-skis et l’autre à tribord pour le radeau de sauvetage. Avec sa coque à déplacement et ses deux diesels MTU de 3 004 ch, le Dragon 80 m trace son sillage à la vitesse maximale de 17 nœuds. Grâce à une capacité de carburant importante, il peut se targuer d’une autonomie de 6 200 milles. A lui les croisières océaniques !

Fiche technique

Longueur hors-tout
79,90 m
Largeur
12,80 m
Tirant d'eau
3,65 m
Capacité carburant
219 000 l
Eau
53 000 l
Matériau
coque acier
Déplacement
1 690 t
Motorisation
2 x diesels MTU 16V4000 M63L
Puissance
2 x 3 004 ch
Vitesse maxi
17 nds
Autonomie à
10 nds : 6 200 milles
Architecte naval
Hydro Tec et Palumbo Superyachts
Designer extérieur
Hydro Tec et Palumbo Superyachts
Designer intérieur
Francesco Guida
Constructeur
Columbus-Palumbo Superyachts (Ancône – Italie)
Importateur
-

Le magazine actuel