Présentation

Yacht Class n°25 (juin-juil-août 2021)

BALI – Chantier Catana


Vaisseau amiral de la gamme, le Bali 5.4 fait preuve d’un bon comportement en navigation dans la brise, mais ses principaux atouts viennent d’aménagements bien conçus pour fusionner les instants de vie intérieurs et extérieurs.


Texte : Christophe Varène – Photos : Istion, Balibey et A.Rizon


Au sein du Groupe Catana fondé en 2014 par Olivier Poncin, la philosophie des deux marques (Catana et Bali) se distingue parfaitement. Riches de 37 ans d’expérience, les catamarans Catana se sont forgés une solide réputation de performance pour des unités élitistes, alors que la toute jeune ligne Bali, née en même temps que le groupe, se veut plus accessible, en particulier en proposant des aménagements destinés au monde de la location. En moins de dix années d’existence, la famille Bali a connu un fort développement lié à la formidable croissance du marché des catamarans, mais aussi grâce à des aménagements innovants et séduisants, et comporte aujourd’hui 11 modèles dont deux motor-yachts. Le Bali 5.4, en tant que vaisseau amiral de cette flotte, veut porter haut les valeurs de la marque et une sortie en mer depuis Canet-en-Roussillon où se trouve le chantier lui donne l’occasion de le prouver.


Des virements de bord facilités


Les conditions météo se font intéressantes avec une brise soutenue qui lève un bon clapot : parfait pour bien juger du comportement du bateau dont on remarque les coques, dessinées par Xavier Faÿ, aux entrées d’eau très fines. L’ensemble des manœuvres reviennent au flybridge sur deux winches, dont un électrique en standard, positionnés sur les extérieurs ce qui permet de garder une bonne visibilité sur l’opération en cours. La grand voile, dont il existe une version à corne en option, monte à un rythme de sénateur, puis le solent autovireur est déroulé : aussitôt le Bali 5.4 démontre une belle aptitude à la vitesse avec 10,7 nœuds affichés pour 26 nœuds de vent et 40 degrés en apparent. Les virements de bord, avec ce plan de voilure, se déroulent facilement à condition de les effectuer avec vivacité pour profiter de l’erre du bateau. Bonne surprise, la plateforme avant, qui avance jusqu’aux étraves là où bien des concurrents se dotent de filets, ne cogne pas dans une mer un peu chahuteuse. Après avoir abattu et remplacé le solent par un code 0, la vitesse se stabilise entre 8 et 10 nœuds avec des accélérations à 11 nœuds dans des rafales à 22 nœuds. De quoi effectuer de longues navigations sans perdre de temps et avec un bon niveau de confort. Cette sortie positive s’achève en appréciant l’efficacité des deux moteurs Yanmar de 80 ch (un peu plus que les 2 x 57 ch en standard) qui autorisent une vitesse de croisière de 7 nœuds à 1 800 tr/mn.


Le salon, un de ses points forts


Si le comportement en mer est donc validé, il reste à effectuer un tour des aménagements pour apprécier le Bali 5.4 dans son ensemble. Avant de quitter le flybridge, il est temps d’apprécier son grand salon avec deux tables bien protégé sous le bimini rigide et le solarium sur la casquette arrière. En descendant, l’impression d’étroitesse surprend dans le cockpit pour une unité de cette dimension, mais c’est sans compter sur l’effet « porte Bali » : d’un maniement manuel, ou électrique en option, l’ensemble de la baie séparant le carré du cockpit vient se plaquer sous le toit et crée en quelques secondes un espace intérieur/extérieur immense. Facile d’utilisation, cette porte oscillo-battante constitue l’un des marqueurs forts de la gamme Bali en adaptant la configuration du bateau aux conditions de navigation et aux moments de vie. Le salon avant est l’un des autres points forts de la marque : accessible par les passavants ou par une porte située entre le poste de navigation intérieur et la cuisine, la plateforme occupe tout l’espace entre les coques depuis l’habitacle jusqu’aux étraves. Banquettes, table, bain de soleil se partagent cette zone utilisable dans son intégralité. A l’arrière, la plateforme fixe où vient se ranger l’annexe à l’aide de bossoirs existe aussi en version hydraulique immergeable pour une utilisation moins physique.


La coque bâbord dédiée à la suite propriétaire


Le carré, que l’on soit dans la configuration ouverte ou fermée, présente un coin repas confortable pour huit convives et une banquette en vis-à-vis, tandis que vers l’avant sont placées la table à cartes sur tribord et la cuisine en U sur bâbord qui masquent les deux descentes menant aux cabines. Cette dernière parait fonctionnelle, même en mer, avec ses fargues sur les meubles, et bien équipée. La coque bâbord est, sur ce bateau, entièrement consacrée à la suite propriétaire qui offre ainsi une longue perspective de la proue, avec cabine de douche, salle d’eau avec double vasque et dressing, à la poupe, avec lit double, coin bureau, penderies et accès direct sur le cockpit. Sur tribord, trois cabines invités prennent possession de l’espace, l’une avec couchage double, l’autre avec deux lits simples et la troisième à l’arrière avec couchage double, mais accessible uniquement par le cockpit. Chacune possède sa salle d’eau privative. Différents plans d’aménagements sont proposés, allant jusqu’à six cabines plus deux postes équipage dans les pointes. Sobre et jouant sur les contrastes de couleurs et de matériaux, le design intérieur signé Lasta Design met en valeur la luminosité générale et les finitions de qualité. Confort à bord et aptitudes marines, il ne reste plus qu’à partir à la découverte de nouvelles mers et de mouillages enchanteurs.
Concepteur : Olivier Poncin

Fiche technique

Longueur hors-tout
16,97 m
Largeur
8,74 m
Tirant d'eau
1,48 m
Motorisation
2 x 57 ch
Capacité carburant
1 200 l
Eau
1 200 l
Déplacement
22,5 t
Surface de grand-voile
98 m2
Surface de génois
-
Surface de solent autovireur
60 m2
Surface de Code 0
104 m2
Surface Gennaker
-
Prix HT
à partir de 902 000 €
Architecte naval
Xavier Faÿ
Designer extérieur
-
Designer intérieur
Lasta Design Studio
Constructeur
Chantier Catana (Canet-en-Roussillon)

Le magazine actuel